À Bruxelles, les 27 pressent Cameron de lancer le divorce

cameronLe premier ministre britannique a plaidé pour une rupture «constructive».

Cinq jours après le «non» retentissant des Britanniques, c’est un homme seul, hors de son rôle et politiquement défait qui a tenté mardi soir d’apaiser ses pairs de l’UE, pour les convaincre de laisser partir le Royaume-Uni aux moins mauvaises conditions.

Le dîner des chefs, probablement le dernier de David Cameron à la table du pouvoir européen, s’annonçait glacial. Rares sont ceux qui échangé quelques paroles, voire croisé le regard du premier ministre, lors de la «photo de famille» qui donne traditionnellement le coup d’envoi du sommet. Ceux qui l’ont fait avec un peu de chaleur, Angela Merkel et Matteo Renzi, étaient comme à une cérémonie des adieux. L’embarras ne devait pas durer trop longtemps. Le Britannique était pressé de rentrer chez lui.

Des deux côtés, les dernières heures ont vu s’évanouir l’illusion que Londres pourrait s’en sortir avec un improbable statu quo: les pieds dans l’UE et le vote ailleurs. Le Royaume-Uni se prépare à invoquer la clause européenne de «retrait» et l’UE est prête à la recevoir, même si ce n’est pas le dernier mot des …

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