Egypte: Forum Africa 2016 à Charm-el-Cheikh pour une politique de rapprochement

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L’Egypte a accueilli  le Forum « Afrique 2016 », qui s’est tenu du 20 au 21 février à Charm el-Cheik sous le haut patronage de Son Excellence Abdel Fatah el Sissi et sous l’égide de la Commission de l’Union Africaine. Ce Forum a été  organisé par plusieurs Ministères Egyptiens dont le Ministère de l’Investissement, le Ministère des Affaires Etrangères,

le Ministère de l’Industrie et du Commerce Extérieur et le Ministère de la Coopération en partenariat  avec l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement et l’Agence Régionale d’Investissement du COMESA. Le Forum « Afrique 2016 », a réuni un large éventail des plus importants dirigeants politiques et hommes d’affaires en Afrique et dans le monde pour discuter des moyens de stimuler le commerce intra-africain et les investissements, ainsi que promouvoir l’industrialisation et l’environnement des affaires au sein du continent. L’Afrique 2016 Forum, sur les affaires et des investissements,  premier du genre  en Afrique  a réuni 1800 participants du secteur public et privé. Six chefs d’Etat africains étaient présents dont les présidents Ali Bongo du Gabon, Muhammadu Buhari du Nigeria, Théodoro Obiang Mbsogho de la

Guinée équatoriale, mais aussi des dirigeants d’institutions panafricaines comme le patron de la Banque africaine de développement (BAD) Akinwumi Adesina, et le Dr Benoît Oramah, Président de l’Afreximbank.  ainsi que plusieurs invités spéciaux, y compris Cheikh Modibo Diarra, ancien Premier ministre du Mali. Tous étaient réunis autour du thème: « Des affaires pour l’Afrique, l’Égypte et le monde »,  dans le centre d’affaires et de conférences de la cité égyptienne, l’Égypte  a tout mis en œuvre pour rapprocher les autres pays du continent, alors qu’il y a un temps elle avait réduit ses relations commerciales avec l’Afrique. Dans son mot d’ouverture, président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré : « Il faut encourager le commerce et les investissements sur notre continent afin de renforcer la place de l’Afrique dans l’économie mondiale. » « L’Afrique se porte bien, malgré les défis », a résumé le président de la BAD, Akinwumi Adesina à son tour.

A la clôture de ce forum un appel a été lancé  à une plus grande confiance et de coopération, entre le gouvernement et le secteur privé, mais aussi entre les entrep

rises africaines à regarder au-delà de leurs frontières pour les partenaires et les opportunités.
Lors d’un débat, Carlos Lopes a noté que l’histoire Rising Afrique n’est pas une construction africaine. Il a déclaré que les Africains doivent se concentrer sur ce qui importe et ce qui importe est la transformation structurelle, ce qu’il appelle la croissance avec la qualité. Et cette transformation nécessaire se concentrant sur deux piliers qui ont été d’améliorer la productivité agricole et le renforcement des capacités de fabrication ainsi que la croissance de l’économie formelle et l’assiette fiscale. Tout au long du Forum, il a été convenu que le succès à long terme de l’Afrique est sous-tendue par la démographie forte, l’urbanisation rapide et la révolution numérique. Il a donc beaucoup été question des moyens de promouvoir le commerce et les investissements en Afrique via le secteur privé. Au Togo, le Caire va construire un hôpital à Adétikopé et une usine pharmaceutique en coopération avec le groupe The Arab Contractors. Les deux pays ont signé un accord pour la création de fermes agricoles. La première, de 150 hectares, située dans la région centrale, sera entièrement financée par les autorités égyptiennes, maïs, riz et figues y seront produits et de la formation sera assurée par des experts égyptiens. L’Éthiopie par exemple est maintenant parmi les cinq économies les plus performantes de la planète. L’Égypte entend doubler d’ici cinq ans son volume d’échanges commerciaux, aujourd’hui de 5 milliards de dollars avec les pays africains. Les dirigeants présents à ce forum ont reconnu  qu’il ya beaucoup à faire. Ils ont déclaré que la responsabilité et le leadership pour changer le continent appartiennent  aux chefs d’Etat seuls. Il y a également d’autres groupes ciblent qui doivent intervenir à savoir ; le secteur
privé, la société civile, les individus dans le milieu universitaire, ainsi que les innovateurs.

Christiane Munoki